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  • BIOGRAPHIE
  • Artiste autodidacte, Arilès de Tizi a travaillé dans la publicité avant de se consacrer pleinement à la peinture, au dessin, à la photographie et à la sculpture... son travail est profondément emprunt de la notion d’exil. Né à Hussein Dey en Algérie en 1984, il rejoint la France aux débuts des années 90 lorsque la guerre civile éclate dans son pays. Il grandit entre la banlieue parisienne et le quartier populaire de Belleville où il fait ses premieres armes dans le graffiti et la photographie. Inspiré par les différentes cultures qui l’ont bercées, il explore les tensions identitaires d’un monde urbanisé et pluriculturel en confrontant l’intime au collectif et le politique au domaine du sacré. En février 2013 à eu lieu sa première exposition personnelle à la galerie Lavignes (Paris). Expositions 2013 - Galerie Lavignes - Paris, France. 2014 - FIAC - Paris, France. - Exposition Galerie Lazarew - Bruxelles, Belgique. 2015 - Institut du Monde Arabe - Paris, France. - Galerie Dabo - Bamako, Mali. 2016 - Galerie D.O.C. - Paris, France. - Sury - Bangkok, Thaïland. 2017 - Basilique St-Denis, France - Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, Paris- France. 2018 - Institut du Monde Arabe - Paris, France.
  • DEMARCHE ARTISTIQUE
  • Je postule qu’il n’y a pas d’univers hermétiques les uns aux autres. Peu importe l’idée que nous nous faisons des séparations, il subsiste tou- jours la possibilité d’un pont. Que Paris avec sa banlieue, tout comme Harlem avec Manhattan sont dans une communication permanente, orga- nique, fluide, électrique. Cette communication devient communion dès lors que l’on s’intéresse à ce qui nous lie, au-delà de nos appartenances sociales, économiques, cultu- relles, politiques, religieuses. J’aimerais qu’ensemble nous réapprenions à retrouver la part d‘universel dans nos histoires. Je crois en l’existence de mythes universels profondément ancrés dans nos imaginaires. Nous y puisons collectivement pour exorciser nos peurs, nourrir nos es- poirs. Les Etats-Unis tout comme la France sont lancés, chacun à leur manière et non sans douleur, dans une quête identitaire. Une quête qui interroge les individus et le corps social. Une quête à laquelle je souhaite, en tant qu’ar- tiste de l’exil, activement participer, avec recul, avec passion. MATER est pensé comme un spectacle où les mythologies, les mythes sont explorés au travers de la peinture, de l’image, du son pour entraîner le spectateur. J’aspire à ramener mes contemporains à notre socle fondamen- tal commun. Pour faire ré-émerger cet imaginaire, la Basilique Saint Denis (Saint-Denis) ainsi que le City College of New York (Harlem) offrent les espace-temps où naissent les rêves et par lesquels les Hommes accèdent à leurs inconscients, unis et dépouillés des oripeaux d’appartenance. Ne reste que l’appartenance à l’humanité polysémique.